Oubliez les papys de l’art digital qui font des timelapses mollassons ou des des vidéos sous IA chiantes à mourir. Les Dor Brothers, débarquent en mode commando numérique, marteau-piqueur et vodka à la main, prêts à pulvériser la frontière entre réel et deepfake. Leur crédo ? Faire sauter les codes, provoquer les conversations qui dérangent et mettre un grand coup de pied dans la soupe tiède de la “vidéo générée par IA”.
Pour eux, la viralité n’est pas un bouton magique mais une arme de destruction massive. Leur chaîne YouTube n’est pas un portfolio, c’est un champ de bataille où chaque vidéo est une grenade dégoupillée. Elles ne cherchent pas à plaire : elles provoquent, elles irritent, elles explosent, cumulant des millions de vues pendant que les agences publicitaires traditionnelles pleurnichent dans des présentations PowerPoint. Leur clip culte, “The Drill”, est un véritable doigt d’honneur numérique : 50 millions de vues et un débat mondial sur les deepfakes dans la foulée. Bref, l’art comme arme de destruction massive.
Leur style est simple : marcher sur la ligne rouge et y danser. Les Dor Brothers mixent IA, pop culture et politique comme d’autres jettent des cocktails Molotovs sur les comissariats. Ils modèlent l’actualité à coups d’algorithmes, enchaînent les masterclasses pour rappeler au monde que l’IA n’est pas “le futur” du marketing, mais un bulldozer qui l’a déjà écrasé. Et pendant qu’ils provoquent des éclats de rire, ils s’invitent aussi sur les scènes les plus sérieuses : Google, Brandtech Group, voire le Sénat texan pour parler législation. Avec, toujours, ce sourire narquois qui traduit bien qu’ils ne prendront jamais un costume au sérieux.
Forcément, les avis divergent. Certains les voient comme des génies visionnaires, d’autres comme des dealers de “slop IA”, cette bouillie numérique qui hérisse les puristes. Mais qu’on les adule ou qu’on les déteste, une chose est sûre : personne ne les ignore. Leur spécialité ? Mettre des figures politiques ou des influenceurs dans des situations absurdes, troller la loi, et alimenter la parano collective sur la puissance et le danger des intelligences artificielles.
Le mystère plane sur leur identité. Duo, collectif, secte numérique, ou simples trolls obsédés par les portes ? Peu importe. Leur site revendique plus de 300 projets et 100 millions de vues, mais on n’y trouve presque rien sur qui ils sont réellement. Pas de photos claires, juste des œuvres qui claquent et une attitude qui transpire l’insolence.
“Pourquoi attendre le futur du marketing quand tu peux le hacker dès maintenant ?”
Dor Brothers, Google x Brandtech show, 2024
Au fond, les Dor Brothers, c’est la version anar et pixelisée de l’art à l’ère des réseaux : ils ne cherchent pas à être aimés, ils veulent imposer leur empreinte. Et peu importe que ce soit en mode culte ou scandale. En 2025, c’est ça, être vraiment incontournables.
youtube.com/@thedorbrothers
www.thedorbrothers.com