Keith Richards : Survivant du chaos rock’n’roll

Keith Richards reste le roi incontesté des survivants du rock, un pirate immortel qui a dansé avec la mort pendant cinq décennies d’excès volcaniques. À 82 ans, le riff humain des Rolling Stones foule encore les scènes mondiales, éclipsant les chutes tragiques de Jimi Hendrix ou Janis Joplin par une endurance qui frise le surnaturel. Son épopée défie la science et la morale, un cocktail détonant de biologie mutante, de bol chanceux et de rudes virages qui puent la révolte.
« Ce n’est pas la drogue qui me pose problème. C’est la police. » disait-il en 1971

Biologie d’un démon indestructible

Son organisme défie les lois physiques, un métabolisme de forgeron qui a encaissé la strychnine comme une gorgée de whisky lors d’un empoisonnement en Suisse dans les années 1970. Des généticiens du rock murmurent une prédisposition héréditaire d’élite, couplée à une absence totale de pulsion autodestructrice, protégeant ce corps des overdoses létales et des hépatites malgré les seringues crasseuses des tournées infernales. Ce blindage immunitaire l’a immunisé contre le SIDA et les implosions viscérales, le relançant même après sa fameuse chute en 2006 d’un cocotier aux iles Fidji qui a scellé l’adieu à la coke.

Freinage brutal d’une machine infernale

Le vieux loup a su piler au bon moment : héroïne éjectée en 1978, cigarettes virées en 2019, alcool réduit à des gouttes fantômes depuis 2018, abandonnant son « déchet nucléaire » vodka-orange pour des tourtes au berger rustiques et une méditation de samouraï. Ses 600 millions de billets verts achètent des bastions imprenables, une tribu familiale en bouclier et des arènes bondées qui le gardent affûté comme une lame. Ce luxe clandestin, alliée à un réseau de soins VIP, forge une forteresse où le chaos du rock se mue en longévité de titan, loin du gouffre qui a englouti tant de frères d’armes.

Philosophie corsaire du riff maudit

« Vis sans trop flipper, juste ce qu’il faut pour pas y passer », rugit Keith dans sa sagesse de contrebandier, une résilience d’acier qui alchimise l’abus en mode de vie borderline génial. Sobre en éclairs calculés, il enchaîne les riffs éternels, balayant les mythes comme la transfusion helvète pour révéler un chaos dompté à la perfection. Ce phénomène n’appelle pas les imitateurs, mais exalte un miracle pulp, un riff zombie qui crache sur la faux et hurle : le rock ne meurt jamais.

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